Vingt-quatre titres du Grand Chelem. Pas un de moins. Novak Djokovic a façonné sa légende avec une assiette strictement végétalienne, bannissant gluten et produits animaux. Ce virage nutritionnel, entamé en 2010, a marqué un point d’inflexion spectaculaire dans sa carrière : récupération accélérée, endurance affûtée, niveau de jeu qui tutoie les sommets.Le circuit pro, pourtant, reste majoritairement attaché aux classiques : protéines animales et féculents rythment encore la préparation de la majorité des joueurs. Mais quelques têtes brûlées ont tracé leur route autrement. Des sportifs aguerris ont dit non à la viande, réveillant la curiosité des nutritionnistes et des passionnés du vestiaire.
Pourquoi de plus en plus de tennismen professionnels choisissent un régime végétarien ou végétalien
Les vestiaires bruissent de débats qui dépassent largement le score du dernier tie-break. Un nouveau souffle traverse la jeune génération : la viande est-elle vraiment indispensable à la performance ? Novak Djokovic a brisé le tabou. Son régime végétal, adopté en pleine ascension, a servi d’étincelle à Bernard Tomic ou Hubert Hurkacz. Tomic, longtemps perçu comme le trublion du tennis australien, affirme sans détour que “être végan fait du bien”. Hurkacz, lui, raconte qu’il a trouvé l’élan décisif en se documentant sur la nutrition sportive.
Le mouvement ne s’arrête pas à ces quelques cas. En double comme en simple, des figures marquantes s’engagent aussi. Martina Navratilova attribue sa longévité exceptionnelle à une alimentation végétale. Venus Williams a pris le virage végane par nécessité face à la maladie, entraînant sa sœur Serena à sa suite. Nick Kyrgios cite la défense animale pour justifier sa démarche. Vicki Cosio partage la même conviction, avec une voix singulière.
Pourquoi ces athlètes bousculent-ils le menu classique ? Les arguments s’entremêlent : recherche d’une récupération plus rapide, envie de limiter les inflammations, engagement environnemental ou tout simplement respect du vivant. De plus en plus, le sport observe et s’ouvre à ces nouvelles habitudes. Certains sportifs adaptent leur alimentation selon la saison, d’autres choisissent la constance toute l’année. Dans les clubs français, la tendance se confirme, poussée aussi par des entraîneurs comme Peter Burwash, qui encouragent leurs joueurs à adopter une vision globale de la performance, où la nutrition joue un rôle non négligeable.
Novak Djokovic : un parcours inspirant vers une alimentation végétalienne et sans gluten
Djokovic n’a pas simplement modifié son menu : il a changé les codes du circuit ATP. Adopter une alimentation végétalienne, sans la moindre trace de gluten, relevait du pari risqué lors de ses débuts. Désormais, le natif de Belgrade partage clairement ce que ce changement lui a apporté : récupération accélérée, disparition des allergies, clarté mentale sans faille. Son palmarès en témoigne : constance redoutable, plus de vingt titres majeurs, toujours aux avant-postes après des années d’exigence au plus haut niveau.
Ce bouleversement ne s’est pas limité à sa propre expérience. Djokovic a médiatisé sa démarche à travers de nombreux médias sportifs, en compagnie d’autres champions issus de disciplines variées. Il raconte son chemin, sans dogme ni posture prescriptive, préférant proposer une réflexion sur les avantages et les particularités de l’alimentation végétalienne.
Pour autant, il ne se pose pas en modèle universel. Djokovic insiste sur la nécessité d’écouter son propre corps, de solliciter des avis professionnels, d’ajuster selon son ressenti au quotidien. Pour lui, sport d’élite et régime végétalien peuvent cohabiter à condition d’un accompagnement adapté. La réalité du circuit en offre une preuve vivante, chaque détail pouvant faire pencher la balance d’un match à haut niveau.
Quels impacts sur la performance et la récupération des sportifs de haut niveau ?
Changer de régime alimentaire n’est jamais anodin pour un athlète de haut niveau. Pourtant, les retours d’expérience abondent : récupération optimisée, inflammations moindres, parfois même un allongement de la carrière. Djokovic se souvient d’une disparation quasi-totale de ses allergies, d’une récupération qu’il n’avait jamais connue auparavant. Martina Navratilova relie elle aussi sa longévité à son choix nutritionnel. Du côté des sœurs Williams, il a fallu composer avec la maladie et choisir une alimentation qui lutte contre l’inflammation.
D’autres constatent une fragilité moindre face aux blessures. Constantin Preis, hurdleur spécialiste du 400 mètres, parle d’une meilleure circulation sanguine après sa transition alimentaire. Kyrie Irving remarque de son côté une énergie plus linéaire, sans pic ni baisse fulgurante. C’est néanmoins un équilibre qui doit rester sous contrôle : Tim Shieff, ancienne référence du parkour, a dû réadapter ses choix alimentaires, rappelant qu’il est capital d’ajuster selon ses propres besoins pour rester performant.
Plusieurs effets sont régulièrement observés par les sportifs ayant tenté ce virage alimentaire :
- Meilleure récupération : sensation de légèreté et reprise physique plus rapide après l’effort.
- Diminution de l’inflammation : un point particulièrement apprécié par ceux qui souffrent de pathologies chroniques.
- Moins de blessures : de nombreux témoignages font état d’une fragilité moindre, mais une vigilance constante demeure.
Les clubs de l’élite s’organisent : menus adaptés, conseils de diététicien, suivi individualisé. Une question revient souvent : comment gérer la vitamine B12, absente naturellement des aliments végétaux ? Elle nécessite une supplémentation précise. Pour autant, le végétarisme investit le quotidien des sportifs professionnels, du vestiaire au staff médical, et interroge les croyances établies sur la performance et la récupération.
Ressources et conseils pratiques pour ceux qui souhaitent s’inspirer du régime de Djokovic
Adopter un régime végétalien sur le circuit ou dans la vie courante exige méthode, rigueur et accompagnement. Djokovic s’est entouré de spécialistes pour réussir sa transition, aujourd’hui suivie par d’autres joueurs désireux de s’engager dans cette démarche réfléchie.
Des documentaires, largement partagés dans le milieu sportif, relatent désormais le parcours d’athlètes ayant misé sur la force des plantes et offrent des pistes concrètes pour avancer étape par étape. Plusieurs joueurs, comme Bernard Tomic ou Hubert Hurkacz, y trouvent une source d’inspiration et des repères pour entamer leur propre évolution.
L’aide de nutritionnistes spécialisés comme Nicolas Aubineau permet de personnaliser ses apports en protéines, fer, oméga-3… et surtout d’ajuster tous les éléments indispensables aux besoins d’un sportif de haut niveau, notamment la vitamine B12. Des associations diffusent également guides pratiques, menus adaptés et conseils avisés sur la complémentation. Les échanges réguliers avec les experts facilitent la mise en place progressive du nouveau régime.
Pour ceux qui souhaitent tester ce type d’alimentation, voici quelques recommandations de base :
- Alterner les sources de nutriments : céréales complètes, légumineuses, oléagineux.
- Prévoir ses repas à l’avance pour garantir l’équilibre nutritionnel.
- Surveiller régulièrement les apports en vitamine B12, fer et zinc, qui jouent un rôle capital dans la récupération et la performance.
Certains athlètes partagent aujourd’hui leurs astuces et recettes sur les réseaux sociaux et lors d’événements sportifs, ce qui encourage un mouvement collectif d’entraide et d’émulation. Dans le tennis comme dans d’autres disciplines, l’idée fait son chemin : puissance et endurance ne se limitent plus à la consommation de viande.
Face à ce changement de paradigme, le tennis imagine une nouvelle façon de nourrir le corps et de servir ses ambitions. L’histoire, elle, continue de s’écrire, balle après balle.


