Les chiffres ne mentent pas : en 2017, Lewis Hamilton a bouleversé les habitudes du paddock en passant à une alimentation 100% végétalienne, alors même que la Formule 1 carbure généralement aux steaks et aux œufs. Ce virage n’a pas laissé indifférents ses collègues, ni les observateurs du sport, habitués à voir les champions miser sur la protéine animale pour tenir la distance.
Ce changement de cap a aussitôt soulevé des questions : quel impact sur son endurance, sa récupération, son niveau de jeu ? Le monde du sport de haut niveau, toujours à l’affût des innovations, guette les effets de cette nouvelle donne. Les experts n’ont rien perdu de ses résultats, et certains sportifs commencent à revoir leurs propres assiettes.
Lewis Hamilton et le véganisme : un choix de vie assumé
Chez Lewis Hamilton, ce n’est ni posture ni effet de mode. Sa trajectoire vers le véganisme débute en 2017, mûrie par des convictions éthiques et une conscience aiguë de l’enjeu environnemental. Rien d’étonnant pour ce pilote qui, depuis ses débuts, aime bousculer les usages, sur la piste comme en dehors.
Changer d’alimentation, pour Hamilton, c’est aussi aligner ses valeurs et ses actes. Exit la viande, les produits laitiers et les œufs : sa table ne compte plus que des végétaux, des céréales, des légumineuses, des oléagineux. Tout l’entourage professionnel doit s’adapter, de la cuisine du motorhome à la planification des entraînements. Diététiciens, chefs, préparateurs : chacun ajuste les apports pour que l’énergie ne flanche jamais, même à 300 km/h.
Mais ce choix dépasse la simple question de l’assiette. Hamilton prend la parole, interpelle sur la souffrance animale et l’impact de l’élevage intensif. Sur ses réseaux, il partage recettes, conseils et réflexions, encourageant ses abonnés à s’informer ou à tester eux-mêmes la démarche.
La transition n’a pas été une partie de plaisir. Longtemps, dans le paddock, on a levé un sourcil. Aujourd’hui, la régularité et la discipline du champion font taire les doutes. Pour Hamilton, ce mode de vie n’est pas un sacrifice : il alimente sa quête d’équilibre et donne du sens à son engagement quotidien.
Quels impacts le régime végan a-t-il eu sur ses performances et sa santé ?
Le pari du végétal intrigue, parfois agace. Mais Hamilton ne laisse rien au hasard. Depuis qu’il a modifié son assiette, les résultats sont là : silhouette affutée, masse grasse sous contrôle, récupération express. Sa constance sur la piste parle d’elle-même. Les chiffres suivent, les podiums aussi.
Son alimentation repose sur un savant mélange de protéines végétales, d’acides aminés, de glucides complexes. Il a souvent souligné la qualité de sa digestion, la stabilité de son énergie, la profondeur de son sommeil. La viande a disparu, mais ni son endurance ni sa résistance à la chaleur ne semblent avoir diminué. Bien au contraire.
Quelques effets observés au quotidien
Voici ce qui ressort de son expérience et des retours d’experts autour de lui :
- Baisse des inflammations, douleurs musculaires raréfiées après les Grands Prix
- Poids stable sur l’ensemble de la saison, sans effet yo-yo
- Concentration affûtée lors des longs relais, même en conditions extrêmes
Hamilton travaille en étroite collaboration avec des spécialistes pour surveiller ses apports, notamment en protéines végétales et en micronutriments. Il adapte en permanence son alimentation, reste attentif à chaque signal de son corps. Les débats scientifiques restent ouverts, mais le cas Hamilton démontre que l’exigence du végétal n’est pas incompatible avec la haute compétition.
Les bienfaits du véganisme chez les sportifs de haut niveau
Chez les sportifs de haut niveau, le véganisme ne relève plus d’un simple effet de mode. Beaucoup cherchent à accorder leur alimentation à leur quête de performance, mais aussi à une éthique de vie. L’alimentation végétale, soigneusement structurée, s’invite sur les terrains les plus exigeants. Les études récentes montrent qu’avec des menus adaptés, les besoins énergétiques des athlètes sont couverts, y compris lors d’efforts extrêmes.
Hamilton n’est pas isolé dans sa démarche. D’autres sportifs font le pari du végétal pour renforcer leur santé, accélérer la récupération ou mieux gérer leur poids. Les bénéfices constatés vont de la réduction de l’inflammation à une récupération musculaire plus rapide, en passant par une sensation générale de légèreté, précieuse quand l’effort s’étire.
Parmi les avantages régulièrement évoqués par les sportifs ayant adopté ce régime, on retrouve :
- Un regain d’endurance et de vitalité ressenti sur la durée
- Des marqueurs inflammatoires en baisse, selon plusieurs études menées chez des athlètes végétaliens
- Une démarche alignée avec un souci environnemental, la diminution des protéines animales réduisant l’empreinte carbone du régime alimentaire
Le contexte écologique s’immisce de plus en plus dans les choix nutritionnels des sportifs. Pour beaucoup, l’assiette devient un prolongement de l’engagement citoyen, sans pour autant sacrifier à la performance pure.
D’autres athlètes célèbres qui ont adopté le régime végan
Lewis Hamilton n’est pas le seul à avoir fait ce choix. Plusieurs figures du sport mondial, toutes disciplines confondues, ont adopté l’alimentation végétalienne pour accompagner leur carrière et leurs convictions. Cette dynamique traverse la course d’endurance, le tennis, le surf, l’haltérophilie, balayant les vieux clichés sur la force ou la récupération.
Voici quelques exemples marquants d’athlètes qui ont choisi la voie du végétal :
- Fiona Oakes, marathonienne britannique, détient des records mondiaux sur des distances extrêmes, du froid polaire aux déserts brûlants, toujours portée par un régime végétalien strict.
- Scott Jurek, icône de l’ultra-trail, a bâti ses exploits sur une alimentation basée sur légumineuses et céréales. Son histoire inspire nombre de coureurs.
- Dans le tennis, Novak Djokovic mise sur une alimentation végétale pour optimiser récupération et énergie. Sa constance au sommet de l’ATP en dit long.
- Le surf compte aussi sa représentante : Tia Blanco, championne du monde ISA, incarne le véganisme avec la même ardeur que ses victoires.
- Chez les sœurs Williams, Venus s’est tournée vers une alimentation végétale après un diagnostic médical ; Serena la rejoint parfois lors de préparations intensives.
- Côté force, Patrik Baboumian démontre qu’on peut repousser les limites de la puissance sans protéines animales.
La diversité de ces exemples montre que le véganisme n’a pas de frontières, ni de limites de discipline. Qu’il s’agisse d’un engagement personnel, d’une philosophie ou d’un choix pour la planète, ces sportifs prouvent que la performance sait se réinventer, loin des dogmes d’hier.


